Nous avons repris au printemps 2007 pour...

les appuis des fenêtres (avec des parefeuilles récupérés, récurés, retaillés, et fixés sur du mortier-paille imperméabilisé), puis le lasurage et la pose de celles-ci....


le mur de refends (en paille aussi et non en matériau lourd donnant de l'inertie, car la partie sculpture ne sera pas chauffée, et nous avons privilégié l'isolation)...


et la mezzanine de la partie gravure-photo, pour laquelle il a fallu entailler la paille afin de pouvoir tirefonner la lisse sur les montants verticaux.


Cette belle « salle du trait », le seul espace vraiment plan de l'atelier à ce moment, a permis alors de tracer grandeur nature et de construire les armatures en liteaux pour les dessus des portails en arcs surbaissés...


... que nous avons ensuite mis en place avant de les fermer par en dessous avec du grillage à plâtre, et de les remplir de paille.

***

L'été 2007 devait être consacré aux sols et aux portails : nous nous sommes donc d'abord attelés vaillamment à ôter le maximum de la paille qui s'était déposée
dans le ballast du hérisson depuis le début du chantier - gros travail, qui nous a bien fait regretter de n'avoir pu réaliser les dalles avant les murs...

 




Le ballast enfin propre, et mis de niveau, nous avons commencé la dalle chaux-billes d'argile de la partie gravure-photo :






pose des plots de chaux établissant le niveau en dessous des rails...







bétonnières...






brouettées...






et tirage - de deux couches différentes en même temps pour ajouter à la difficulté : une couche de 10 cm mélangeant chaux, sable et billes d'argile (au lieu de gravier, et pour l'isolation thermique et les qualités d'assainissement de l'humidité) ; et une couche de 2 cm plus riche en chaux et sans billes d'argile pour la finition (pas de chape ni de revêtement prévu ensuite). Réglage de la couche inférieure au rateau, puis ajout de règles de maçon sur les rails pour obtenir le niveau de la deuxième couche : c'est sûr, avec cette complexité supplémentaire, l'épaisseur totale, et le caractère de la chaux, ça n'a pas avancé pas très vite...
Mais bon, elle n'est pas belle ma dalle ?






ensuite, talochage...





... repris chaque fois le lendemain matin sur prise presque terminée (bien résistante...), pour plus de finesse.






Il aura fallu cinq jours, mais ça en valait la peine, non ?






Pour la dalle en terre de la partie sculpture, nous avons vite renonçé à tamiser intégralement à la pelle et au sommier toute la terre nécessaire (près de 20 m3) : vu le rythme des débuts, nous en avions pour plusieurs semaines à temps plein, et sous le soleil de juillet, ça ressemblait un peu au bagne...




Nous avons donc commandé de la terre déjà bien tamisée mécaniquement et d'une consistance argileuse proche de la nôtre à un entrepreneur de terrassement voisin, qui est venu nous la déverser en deux fois devant le bâtiment. Puis vinrent quelques journées à brouetter, régler, ajouter une petite couche de notre terre plus rouge - et une longue pause non prévue tout le mois d'août dans les travaux. Enfin, faute de trouver à louer une dame pneumatique qui aurait tassé la terre davantage (quoique moins rapidement), et un peu découragés à l'avance là aussi du temps prévisible avec les dames manuelles que nous avions fabriquées, nous avons fait appel à un autre terrassier qui nous l'a compactée en quelques heures avec son rouleau compresseur...




Bien pour jouer à la corde ou aux billes, non, la terre battue ?



Mi-septembre, nous nous sommes donc attaqués, un peu plus tard que prévu, aux portails et à la porte en mélèze :



il a fallu enquiller les lames verticales (qui s'étaient bien tordues depuis leur livraison au début de l'été)




clouer dessus les lames horizontales (plus fines) et recourber les clous de ces "lits de fakirs", puis découper les arcs des portails, fixer les pentures et les gonds, les bâcles et serrures, et enfin début novembre...






... l'atelier est fermé ! (enfin, sauf les ballots des pignons endommagés par les rats - maintenant mis hors d'état de nuire - que nous avons dû enlever)









Et l'intérieur, aménagé au moins provisoirement jusqu'aux prochains beaux jours (il reste encore beaucoup d'enduits à faire) commence vraiment à ressembler à un atelier, et à être utilisable :




le côté sculpture...






et le côté gravure...


Vous êtes aussi désormais les bienvenus dans cet espace pour des cours et stages de sculpture et de gravure - ou simplement pour une petite visite ... ou pour donner un coup de main à la suite du chantier !




[Retour à la page d'accueil de l'atelier]