En mai le bois est arrivé :
C'est du pin douglas, espèce
originaire d'Amérique, mais celui-ci a poussé dans les
monts du Lyonnais.
Nous avons laissé Vincent le
recouper et le tailler selon ses plans de charpente, préparer
les tenons et les mortaises, puis nous avons placé la lisse
basse après avoir bitumé le mur pour éviter les
remontées capillaires :
Nous avons prévu une
aération du radier et du mur par des tuyaux de pvc qui
prennent l'air au nord par des trous dans le mur et la ferons
ressortir du côté sud en haut du mur (avec un effet de
tirage par l'air chaud...)

Placé les tuyaux
d'évacuation d'eau. L'arrivée d'eau n'est pas encore
là.
Quelques semaines après : l'ossature monte !
Les poteaux, puis les fermes...
Enfin...voilà la paille !!! ...et les équipes des deux chantiers-écoles participatifs organisés avec les associations "les Compaillons" et "Ouvert et durable"...
On place les ballots entre les montants et montent les murs !
Tous les trois ballots, pour tasser la colonne et clouer un liteau, on prend les trois plus lourds ou on utilise un cric :
Au début les murs montent vite, puis vient la difficulté en haut des colonnes : il faut rentrer les ballots en force entre des chausse-bottes...
au persuadeur (la grosse masse en bois)...
ou au ventre...
Une fois un mur monté, on le débroussaille !
Maître Vincent sur sa charpente perché...
Un peu de repos...dans la paille !
Après les ballots, la bétonnière pour faire du mortier de chaux-paille...
Tous les creux (au niveau des liteaux par exemple) sont remplis avec ce mortier, qui sert aussi à faire les angles avec un coffrage autour d'une armature en bambous...
Ensuite, il faut enduire !
Enduits à la chaux pour l'extérieur...
Enduit à la terre (et mortier terre-paille) pour l'intérieur... Devinez lequel est le plus amusant à faire...
Voilà, ça avance bien...
(à gauche, c'est Philippe, le formateur des compaillons)
...alors il faut fêter ça !
Ça avance, mais il faut dire que Guilwen nous a bien aidés !
...et Manoé aussi !
Puis on reprend !
Les tuyaux d'évacuation et d'arrivée d'eau sous le sable...
Évidemment, depuis la rue ça n'a pas l'air d'un chantier conventionnel :
(on voit les bâches qui protègent les murs : ne faites pas comme nous : commencez par la couverture...
on perd beaucoup de temps à bâcher, avec bien des soucis, la paille pouvant composter entièrement si de l'eau rentre et stagne...)
Le blues du pailleux après une journée de travail
(et la énième mise en place des bâches... été pluvieux et venteux...)
Voilà ce que cela donne à la fin de l'été 2006, avec la couverture et l'esprit plus tranquille :
Après encore un peu de remplissage paille, la retaille des ballots aux ébrasures des fenêtres (terminées avec du mortier-paille sur les cadres), et par dessus tout ça la fin de l'épaisse couche d'accroche de l'enduit chaux à l'automne (il fallait protéger avant les pluies de novembre), nous avons fait une longue pause hivernale.